Quand notre conscience fait du cinéma
“Arrête de te faire des films !”
Invective assez classique du discours contemporain et ô combien fausse.
S’il est certain que nous sommes happés, régulièrement, par notre cinéma intérieur :
nos pensées, notre imaginaire, notre mémoire, et parfois pourquoi pas nos hallucinations.
La thèse que soutient Lionel Naccache est que notre perception du monde sensible procède de ces mêmes mécaniques cinématographiques. Perception, rêve, souvenir... tout cela peut être formalisé, unifié dans une théorie neuroscientifique du “cinéma intérieur”.
Théorie qui louche vers la physique, et le passage du discret au continu. Installez-vous confortablement, la séance de projection va commencer ...